Critique ou chronique?
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Critique ou chronique?

Critique ou chronique?

Je cherche ici à établir une certaine distance entre la critique et nos chroniques du sommelier m’expliquant fort simplement de la façon suivante : la critique met souvent en relief les points négatifs d’un produit ; elle élève parfois au rang de divinité le sens critique alors qu’il ne sert qu’à déterminer l’acceptable du bon, du très bon ou du mauvais. Elle engendre souvent plus d’attaques que de louanges. Malheureusement, elle considère avec peu ou pas d’humilité devant le travail et la vie d’hommes et de femmes qui font que le vin se retrouve sur nos tables. C’est pourquoi nous préférons écrire des chroniques portant sur des vins et des vignerons que nous aimons comme sur des sensations agréables et réconfortantes que nous chérissons.
Je me suis donc attardé dernièrement à goûter de succulents Cahors qui m’ont permis de me placer dans cet esprit tout en ayant le cœur à la fête. Dans un premier lieu, je vous recommande ce généreux Château Eugénie 2004 (Code SAQ : 00721282) offert en petites quantités en succursales. Ce vin joufflu et plein de fruits noirs vous réconfortera. Sa bouche aux tanins légers mais bien présents ira parfaitement avec le rôti de bœuf sauce au vin rouge. Vous en redemanderez…
Dans le cas où ce vin viendrait à manquer, vous pourriez avoir la bonne idée d’opter pour un autre Cahors, le Chatons du Cèdre 2005 (Code SAQ : 00560722). Toujours très bien, ce vin à budget raisonnable (12.35$) vous garantit des arômes fruités qui rappellent la cerise, la violette, le sous-bois et autres arômes de conifères qui s’uniront de façon naturelle avec la folklorique tourtière du Lac… (ou du Saguenay).
Pour un cahors avec un peu plus de prestance, je vous recommande le Château du Cèdre Le Prestige 2004 (Code SAQ : 00972463) qui se veut un vin des belles occasions. Une belle attaque dès les premières gorgées laisse par la suite découvrir un vin aux fruits noirs transportés par ses effluves éthyliques. Vous trouverez probablement que ce vin assez complexe n’en est pas un pour appaiser la soif, mais bien un vin de table. Essayez donc ce vin aux tanins assez serrés avec le très classique carré d’agneau au romarin. Une bouchée de l’un et une gorgée de l’autre relèveront leurs qualités respectives pour vous transporter là où la notion du temps n’a plus la même valeur…

Bonne dégustation.

Nicolas Roy

 
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